Adhérente au Syndicat du Bassin Versant du Brivet, la ville de Trignac a la volonté de préserver son patrimoine naturel et ses zones humides. Afin de préserver et valoriser les milieux aquatiques et humides, la ville a choisi de réduire puis d’interdire totalement l’utilisation de produits phytosanitaires pour désherber à travers un plan de désherbage.

Ne plus désherber ou moins peut faire croire à certains qu’on laisse pousser les mauvaises herbes qui ne servent à rien et qui ne font pas « propres ». Mais le terrain « propre » est-ce celui sans mauvaises herbes ou celui sans désherbant ? Dans le cadre de son plan de désherbage, la ville a fait le choix de ne désherber que là où c’est nécessaire.

Le principe

Le service Espaces Verts poursuit sa démarche d’abandon des pesticides et autres produits phytosanitaires. Il réalise désormais les travaux d’entretien dans le respect de l’environnement, sans produits chimiques, afin de favoriser la biodiversité. Pour cela il adapte ses interventions aux spécificités des végétaux et aux terrains auxquels ils sont destinés. Il ajuste ainsi la gestion selon l’usage des lieux tout en maîtrisant et optimisant les coûts d’entretien. Le désherbage est désormais effectué là où c’est nécessaire.

Quelle méthode pour quel désherbage ?

Le service Espaces Verts utilise aujourd’hui 4 méthodes pour désherber.

La balayeuse

Le passage régulier de la balayeuse de voirie permet d’éliminer la terre et les graines présentes dans les caniveaux et évite ainsi l’apparition de végétaux.

La débroussailleuse à dos

La débroussailleuse à dos est idéale

pour les travaux sur terrains avec des arbustes, des ronces, des zones de taillis et du désherbage.

Le désherbage manuel

Cette technique (arracher par le haut ou soulever la plante avec un outil à main,

biner, sarcler…) est applicable partout et par tous. L’opération réclame seulement de la patience et de la main d’oeuvre dans le cadre du service espaces verts.

Le désherbage thermique

Cette méthode de désherbage consiste à appliquer un choc thermique sur les plantes avec de l’eau chaude additionnée d’une mousse organique biodégradable, à base de fibre de coco et d’amidon de maïs. Celle-ci joue le rôle d’isolant thermique, maintenant la chaleur plus longtemps au contact de la végétation à détruire.

Ces nouvelles méthodes nécessitent plus de temps et de main d’oeuvre qu’auparavant. Le travail s’effectue donc sur la longueur.