Renforcement des mesures de Biosécurité pour lutter contre l'influenza aviaire dans les basses cours.
Relèvement du niveau de risque "modéré" à "élevé". Arrêté ministériel publié au Journal Officiel du 5 novembre 2020.
à compter du 17 novembre 2020, l’ensemble du territoire national métropolitain est placé en niveau de risque « élevé ».

Divers, Santé, Vie locale

Publié le mardi 10 novembre 2020

CIRCULATION DU VIRUS d’influenza aviaire hautement pathogene (IAHP)

Face à l’évolution préoccupante ces derniers jours de l’épizootie influenza aviaire hautement pathogène sur le territoire, il est essentiel que chaque citoyen signale la découverte de cadavres d’oiseaux sauvages dont l’origine de la mortalité est inconnue ou suspecte.

Elle peut être le signe révélateur d’un cas d’influenza aviaire.

Pour rappel, lorsqu’une personne est en présence d’un cadavre de cygne, oie, canard, laridé (mouette, goéland,…), rallidé (foulque, râle,…), échassier, rapace ou de 3 cadavres pour les autres espèces, elle doit contacter rapidement l’OFB (Office Français de la Biodiversité) :

par courriel : sd44@ofb.gouv.fr ou par téléphone au 02 51 25 07 87.

 

Déclaration obligatoire des détenteurs d’oiseaux

En complément des mesures sanitaires à appliquer par les particuliers détenteurs d’oiseaux pour prévenir le risque de diffusion du virus d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène, il vous est rappelé que la déclaration d’oiseaux par les particuliers est obligatoire (arrêté du 24 février 2006 relatif au recensement des oiseaux détenus par toute personne physique ou morale en vue de la prévention et de la lutte contre l’influenza aviaire). Les maires sont tenus de mettre à disposition du préfet (direction départementale de la protection des populations) la liste des détenteurs d’oiseaux s’étant déclarés sur le territoire de leur commune.

Pour effectuer cette déclaration, vous pouvez :

 

INFLUENZA AVIAIRE

Influenza aviaire : appel à la vigilance suite à la découverte de deux foyers en France

Deux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène IAHP – plus communément connu sous le nom de grippe aviaire – de souche H5N8 ont été détectés dans les rayons animalerie de deux jardineries en Haute-Corse et dans les Yvelines les 16 et 19 novembre 2020. Deux découvertes qui ont pour conséquence le passage de l’ensemble du territoire national métropolitain au niveau de risque « élevé » depuis le 17 novembre 2020. Face à cette multiplication des cas, la préfecture appelle chacun et notamment les particuliers, à faire preuve de vigilance.

Les premiers éléments d’analyse de la souche identifiée en Corse grâce aux prélèvements effectués montrent une similitude avec une souche circulant actuellement aux Pays-Bas, permettent d’affirmer, à ce stade, que le virus n’est pas transmissible à l’homme. La consommation de viande de volaille, foie gras et œufs ne présente donc aucun risque pour l’homme.

Cependant, l’influenza aviaire hautement pathogène est une maladie animale infectieuse virale très contagieuse qui affecte les oiseaux avec des conséquences économiques pour l’ensemble de la filière avicole. La France perd ainsi le statut indemne Influenza aviaire avec le risque de fermeture d’un certain nombre de marchés à destination de pays tiers.

Située dans les principaux couloirs migratoires traversant le territoire, la Loire-Atlantique était déjà au niveau de risque « élevé » depuis le 6 novembre. Si l’ensemble des professionnels a été largement sensibilisé sur l’application de règles, il convient de rappeler les consignes aux particuliers détenteurs de basses cours et d’appeler chacun à surveiller la mortalité des oiseaux sauvage. Les mesures de prévention en vigueur ont pour but de protéger les volailles domestiques d’une potentielle contamination. La claustration demeure la disposition la plus sûre vis-à-vis du contact avec les oiseaux sauvages.

Les mesures de prévention suivantes dans les basses cours des particuliers :

  • Aucune volaille ou oiseau captif ne doit rentrer en contact avec des volailles d’élevage ;
  • Toutes mesures doivent être prises pour limiter l’accès aux rongeurs, éviter les contaminations associées aux véhicules, autres animaux et personnes extérieures ;
  • Les mangeoires et abreuvoirs ne doivent pas être accessibles aux oiseaux sauvages ;
  • Les stocks des aliments protégés et à l’abri des intempéries, de toute contamination.

En cas de mortalité anormale, le détenteur contacte rapidement un vétérinaire qui jugera de la gravité de la situation et le lien éventuel avec la maladie de l’influenza aviaire.

La surveillance de la mortalité d’oiseaux sauvages  :

Il est essentiel que chaque citoyen signale la découverte de cadavres d’oiseaux sauvages dont l’origine de la mortalité est inconnue ou suspecte. Elle peut être le signe révélateur d’un cas d’influenza aviaire. Lorsqu’une personne est en présence d’un cadavre de cygne, oie, canard, laridé (mouette, goéland,…), rallidé (foulque,râle…), échassier, rapace ou de plusieurs cadavres (pour les autres espèces), elle doit contacter rapidement l’OFB (Office Français de la biodiversité) au 02 51 25 07 87 ou par mail  sd44@ofb.gouv.fr.

Afin d’éviter tout risque de propagation de la maladie, les cadavres ne doivent pas être manipulés.

Toutes les informations nécessaires sur l’influenza aviaire sont sur le site du ministère de l’agriculture : https://agriculture.gouv.fr/tout-ce-quil-faut-savoir-sur-linfluenza-aviaire

La DDPP (ddpp-sv-spa@loire-atlantique.gouv.fr02 40 08 87 09) et l’OFB restent à votre disposition pour toute information complémentaire.

 

INFLUENZA AVIAIRE

Veille sanitaire de l’avifaune sauvage

Après plusieurs pays du Nord de l’Europe, la France a détecté son premier foyer d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) en Haute-Corse dans le rayon animalerie d’une jardinerie.

De fait, à compter du 17 novembre 2020, l’ensemble du territoire national métropolitain est placé en niveau de risque « élevé ».

Cette situation entraîne l’application de mesures de protection pour stopper les contacts entre les oiseaux sauvages et les volailles domestiques (claustration ou mise sous filet des volailles, interdiction de rassemblements d’oiseaux…).

Ces mesures de protection contre l’IAHP sont à mettre en place sans délai par les acteurs professionnels ou non. La surveillance renforcée de la mortalité d’oiseaux sauvages est un outil majeur pour le suivi de la propagation de l’Influenza Aviaire.

Cette veille sanitaire permet de prendre rapidement en compte l’apparition du virus sur un territoire et d’adapter au mieux les mesures de protection, notamment pour les acteurs de la filière avicole, dont le seul objectif est de stopper la propagation du virus. Ainsi, pour rendre cette surveillance sanitaire opérationnelle, il est essentiel que chacun signale la découverte de cadavres d’oiseaux sauvages, à savoir :

  •  Dès le 1er cadavre d’anatidés (cygnes, canards…), de laridés (goélands, mouettes…), de rallidés (foulques, râles…), d’échassiers et de rapaces.
  •  En présence d’une mortalité groupée pour toutes les autres espèces d’oiseaux.
A la découverte d’une mortalité d’oiseaux, contacter rapidement le service départemental de Loire-Atlantique de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) :

Par téléphone : 02-51-25-07-87    

Par mail : sd44@ofb.gouv.fr

Pour éviter tout risque de propagation du virus, les cadavres ne doivent surtout pas être déplacés afin de permettre aux agents de l’OFB de mener leur enquête sur place. Malgré tout, ce virus ne présente aucun risque pour la santé humaine, n’étant très contagieux que pour les oiseaux.

INFLUENZA AVIAIRE

Relèvement du niveau de risque de « modéré » à « élevé »

Depuis la confirmation en octobre des premiers cas positifs dans l’avifaune sauvage au virus influenza aviaire hautement pathogène de sous-type H5N8 aux Pays-Bas, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croître en Europe. Des foyers d’IAHP en élevages ont également été confirmés aux Pays-Bas, mais aussi au Royaume-Uni. Tous les cas (en dehors du cas britannique) sont situés en bordure des mers du Nord et baltique, ce qui est cohérent avec un couloir de migration.

Face à cette situation, par arrêté ministériel publié au Journal Officiel du 5 novembre 2020, le Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé de relever le niveau de risque de « modéré » à « élevé » dans les départements situés dans les deux principaux couloirs migratoires traversant le territoire. En conséquence, l’ensemble du département de la Loire Atlantique est dorénavant classé à un niveau de risque « élevé ».

Cette évolution du niveau de risque induit la claustration ou la mise sous filets des oiseaux, l’interdiction de rassemblements d’oiseaux, d’utilisation des appelants ou de lâcher de gibier à plumes sur l’ensemble du département.

Les élevages professionnels peuvent obtenir des dérogations après visite vétérinaire. Ils sont informés par leur groupement ou par la Direction départementale de la protection des populations (DDPP).

En revanche les élevages non-commerciaux, c’est-à-dire les basses cours détenues par les particuliers, doivent être confinés dans un bâtiment ou protégés par la pose de filets permettant d’empêcher tout contact entre les volailles et les oiseaux sauvages.

La mise en œuvre de ces mesures est essentielle pour éviter l’installation et/ou la propagation de ce virus sur notre territoire et protéger les élevages contre le risque qu’il représente. Ce virus est en effet susceptible d’entraîner de fortes mortalités des volailles d’élevages, avec de lourdes conséquences économiques tant directes qu’indirectes (arrêt des exportations).