Après l’épisode de botulisme aviaire de l’été 2025, marqué par une très forte mortalité d’oiseaux d’eau, les gestionnaires du marais de Brière ont engagé dès la mi-juin 2026 une vigilance renforcée sur la mortalité aviaire, avant même la détection des premiers cas. Un nouvel épisode de botulisme aviaire est aujourd’hui confirmé sur les marais de Brière. À ce stade, son ampleur demeure nettement inférieure à celle observée à la même période l’an dernier.
Face à l’augmentation progressive de la mortalité ces dernières semaines, le Parc naturel régional de Brière, la Commission syndicale de Grande Brière Mottière (CSGBM) et le Syndicat du Bassin Versant du Brivet (SBVB) renforcent leur dispositif commun de surveillance et de collecte des oiseaux, avec l’appui de la clinique vétérinaire des remparts de Guérande pour la prise en charge des animaux retrouvés vivants.
Une veille engagée dès la mi-juin
Fortes du retour d’expérience de 2025, les différents protagonistes ont mis en place, dès la mi-juin 2026, une surveillance renforcée de la mortalité aviaire sur les réserves naturelles, avant même l’apparition des premiers cas de botulisme.
Sur ces secteurs particulièrement sensibles, des tournées hebdomadaires sont assurées par le Parc, la CSGBM et le SBVB. En parallèle, les usagers du marais participent également à cette vigilance.
Cette surveillance permet de repérer rapidement les oiseaux morts ou en détresse, d’organiser leur collecte et de suivre l’évolution de l’épisode. Des prélèvements sont réalisés et transmis aux laboratoires compétents, via l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Fédération départementale des chasseurs de Loire-Atlantique, afin de confirmer le diagnostic et d’assurer le suivi sanitaire.
Une mortalité en augmentation, mais moindre qu’en 2025
Depuis le début de l’épisode, près de 430 oiseaux (au 28/7/26) ont été recensés sur la Réserve naturelle et environ 600 oiseaux ont été collectés sur l’ensemble de la zone humide briéronne.
Bien que la mortalité soit en progression, elle reste, pour le moment, inférieure à celle observée à la même période en 2025.
Plusieurs espèces sont concernées, notamment :
le Canard colvert ; la Foulque macroule ; le Grand cormoran ; la Mouette rieuse ; ainsi que plusieurs espèces protégées telles que la Spatule blanche, l’Échasse blanche.
La baisse progressive des niveaux d’eau en période estivale concentre les oiseaux sur les zones encore en eau et favorise la propagation de la toxine responsable du botulisme.
Un dispositif de collecte renforcé
Afin de limiter la propagation de la maladie, le Parc naturel régional de Brière, la CSGBM et le SBVB assurent un ramassage quotidien des oiseaux sur la réserve.
Les interventions sont réalisées en binômes afin de garantir la sécurité des agents et l’efficacité des opérations. La fréquence accrue des collectes permet de retirer les cadavres le plus rapidement possible et de réduire les risques de contamination de la faune.
En dehors des réserves naturelles, des usagers volontaires participent également à la collecte des oiseaux morts. Ceux-ci sont déposés dans des bacs d’équarrissage installés sur les site de Rozé à Saint Malo de Guersac et au Pont de Paille à Trignac.
Une prise en charge des oiseaux vivants
Les oiseaux retrouvés vivants mais affaiblis bénéficient d’une prise en charge spécifique.
Lorsque leur état le nécessite, la clinique vétérinaire des remparts Guérande assure leur première prise en charge en lien avec les équipes de terrain qui organisent leur transport dans la journée.
Consignes de sécurité – Pour votre sécurité et celle de tous
Ne pas ouvrir les bacs d’équarrissage.
L’ouverture d’un bac augmente le risque de dispersion de l’agent pathogène et peut exposer les personnes ainsi que les animaux.
Il est impératif de :
ne pas ouvrir le bac ; ne pas manipuler son contenu ; ne pas laisser les enfants ni les animaux domestiques s’en approcher.
Vous découvrez un oiseau mort ?
Si vous participez au dispositif de collecte :
manipulez l’oiseau uniquement si cela est nécessaire, en portant des gants ou une protection adaptée ; déposez-le directement dans le bac d’équarrissage prévu à cet effet (sans sac plastique, ni carton) ; ne pas utiliser de sac plastique ; lavez-vous soigneusement les mains après toute manipulation ; nettoyez et désinfectez le matériel, les bottes et les vêtements ayant été en contact avec l’oiseau ou son environnement.
Contacts :
La clinique vétérinaire référente est située : 11 boulevard du Général-de-Gaulle – 44350 Guérande 📞: 02 40 24 90 92
Parc naturel régional de Brière 📞 02 40 91 68 68
Syndicat du Bassin Versant du Brivet (SBVB) 📞 02 40 45 60 92
Plus d’information : https://www.calameo.com/books/0078158818cd2354a7f87







