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Trignacais, trignacaises,

Le gouvernement a pris unilatéralement la décision de réduire drastiquement le nombre de contrats « aidés », ce qui met les associations et les communes devant une situation problématique.

A Trignac, lors des élections municipales de mai 2017, la ville possédait 11 contrats « aidés » possibles dont 6 étaient déjà pourvus. Certains étaient réservés à des jeunes (contrat d’avenir), d’autres à des personnes éloignées de l’emploi (seniors, personnes en situation de handicap, chômeurs longue durée).

Je tiens à souligner que ces contrats ne sont pas de l’assistanat déguisé ni des contrats de complaisance. Les personnes employées remplissent des fonctions réelles et utiles à la collectivité. Aujourd’hui la ville de Trignac n’est pas en mesure de pérenniser l’ensemble de ces contrats, pour des questions de coût. Pourtant les fonctions occupées par ces personnes sont nécessaires à la bonne marche des services rendus à la population. Quant aux employés, ces contrats leur permettent de développer leurs compétences et de se repositionner face au marché du travail. Pour certains d’entre eux l’accès à l’emploi traditionnel peut être difficile voir impossible. Enfin, nos associations sont aussi touchées : certains de leurs projets ne verront pas le jour, sans le recours à ce type de contrat.

En tant que Maire, j’ai personnellement interpellé les pouvoirs publics par un courrier à la députée et à la sous-préfète de la Loire Atlantique sur l’utilité de ces contrats pour la collectivité et les associations, les invitant à faire part de nos réflexions et propositions auprès du gouvernement. Si les dispositifs peuvent être améliorés, les supprimer est un non-sens et nie la réalité des préoccupations locales. Il serait, à mon sens, plus utile de :

  • prendre en compte l’utilité sociale de ces contrats et non de l’accès à l’emploi ;
  • insister sur les conditions d’accompagnement et l’obligation de former et développer les compétences des bénéficiaires de ces contrats ;
  • évaluer leur utilité en fonction de l’amélioration (ou non) de l’estime de soi pour ceux qui les ont expérimentés ;

Par sa décision, le gouvernement instrumentalise les personnes éloignées de l’emploi et ne propose pas de solution concrète au chômage. Vous pouvez compter sur ma détermination pour défendre la nécessité de ces contrats pour les collectivités, les associations et les personnes concernées.

Claude Auffort

Maire de Trignac